
L’Assemblée générale élective de CGLU Afrique, tenue à Nouakchott, a consacré l’élection d’Oumar Ba à la présidence de l’organisation. Un choix consensuel qui ouvre une nouvelle séquence pour les collectivités territoriales africaines.
Une élection sous le signe du consensus
Porté par l’Association des Maires du Sénégal, Oumar Ba a été désigné à l’issue d’un processus marqué par la recherche d’unité entre les différentes régions du continent. Cette désignation traduit une volonté collective de renforcer la cohésion interne de CGLU Afrique.
Le renouvellement des organes dirigeants — Conseil panafricain, Comité exécutif et Commission de gestion financière — s’inscrit dans cette dynamique de refondation.
Un leadership attendu face aux défis territoriaux
Dans son discours inaugural, le nouveau président a appelé à une mobilisation accrue des collectivités territoriales pour consolider les acquis de l’organisation et accélérer les dynamiques d’intégration.
Face aux enjeux de gouvernance locale, de financement des territoires et de résilience climatique, Oumar Ba entend inscrire son mandat dans une logique d’efficacité et de résultats.

Une architecture régionale équilibrée
La gouvernance renouvelée repose sur cinq vice-présidences régionales, reflétant la diversité du continent. Le Sénégal pour l’Afrique de l’Ouest, le Kenya pour l’Afrique de l’Est, la Zambie pour l’Afrique australe, la Mauritanie pour l’Afrique du Nord et le Cameroun pour l’Afrique centrale à travers les CVUC.
Cette structuration vise à garantir une meilleure représentation des spécificités régionales dans les orientations stratégiques de l’organisation.
Une présidence tournée vers l’action continentale
Au-delà du symbole, l’élection d’Oumar Ba marque l’ouverture d’un nouveau cycle. Celui d’une organisation appelée à jouer un rôle accru dans la transformation des territoires africains et dans la promotion d’une gouvernance locale plus inclusive et performante.
Une Afrique engagée sur la scène mondiale
Cette nouvelle configuration intervient dans un moment où l’Afrique entend peser davantage dans la gouvernance mondiale des collectivités territoriales. Les candidatures africaines aux instances de CGLU Monde témoignent de cette ambition.
Le Congrès mondial prévu à Tanger en juin 2026 constituera à cet égard une étape décisive pour affirmer la voix du continent.
Héritage et perspectives
L’hommage rendu à Jean Pierre Elong Mbassi, figure emblématique de CGLU Afrique, rappelle le chemin parcouru. Son engagement de plus de deux décennies a contribué à structurer le mouvement municipal africain.
Dans la continuité de cet héritage, la nouvelle gouvernance est attendue sur sa capacité à traduire les ambitions en actions concrètes au bénéfice des territoires et des populations.