À quelques semaines des échéances électives de CGLU Afrique, les collectivités territoriales d’Afrique centrale se sont réunies dans la capitale camerounaise pour harmoniser leurs positions et défendre une vision commune du développement local, de la coopération régionale et de la gouvernance territoriale.

Les 9 et 10 mars 2026, la capitale camerounaise a accueilli le Caucus régional Afrique Centrale de Cités et Gouvernements Locaux Unis d’Afrique (CGLU Afrique). Organisée par les Communes et Villes Unies du Cameroun (CVUC), sous l’égide du ministère de la Décentralisation et du Développement Local (MINDDEVEL). Cette importante rencontre a réuni les représentants des collectivités territoriales du Cameroun, du Tchad, du Gabon, du Congo et de Sao Tomé-et-Principe, ainsi que plusieurs réseaux et partenaires institutionnels engagés dans la promotion de la gouvernance locale sur le continent.

Une voix commune pour l’Afrique centrale

La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre de la Décentralisation et du Développement Local, Georges Elanga Obam, en présence de nombreux élus locaux, responsables d’organisations territoriales et représentants d’institutions partenaires. Lors de son allocution d’ouverture des travaux, il a appelé les collectivités territoriales de la sous-région à harmoniser leurs positions en vue des prochaines instances électives de CGLU Afrique. Il a insisté sur la nécessité de renforcer le rôle des collectivités locales dans la gouvernance africaine et le développement des territoires.

Hommage à Jean Pierre Elong Mbassi et confiance renouvelée à François Manguélé

Moment fort de la cérémonie d’ouverture, l’hommage rendu par le gouvernement camerounais à Jean Pierre Elong Mbassi, Secrétaire Général sortant de CGLU Afrique. Le ministre a salué l’engagement exceptionnel de celui qu’il a présenté comme l’un des principaux artisans de la promotion de la démocratie locale et du développement territorial en Afrique.

Dans le même élan, il a adressé les félicitations de la famille de la décentralisation camerounaise à François Manguélé, appelé à prendre les rênes du secrétariat général de l’organisation.

Territorialisation, climat et financement au cœur des priorités

Les participants ont plaidé pour une territorialisation accrue des politiques publiques afin de placer les collectivités territoriales au centre de la mise en œuvre des grands agendas internationaux, notamment l’Agenda 2030 des Nations Unies, l’Accord de Paris sur le climat et l’Agenda 2063 de l’Union africaine. Le caucus a également recommandé un renforcement des liens entre les collectivités et les organisations régionales comme la CEMAC et la CEEAC afin de favoriser l’intégration des préoccupations locales dans les stratégies régionales. Les échanges ont par ailleurs mis l’accent sur la résilience climatique, l’accès aux financements internationaux dédiés à l’environnement et le renforcement des capacités des élus et agents territoriaux à travers l’Académie Africaine des Collectivités Territoriales (ALGA).